Compte-Rendu Marmotte 2008

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Cette année, je ne m'étais pas fixé d'objectifs particuliers, mais à l'approche de la Marmotte, je m'étais "un peu mis la pression", car cette cyclo demande quand même un minimum, surtout pour ne pas se transformer en galère! En plus, j'adore ce parcours, avec ces magnifiques cols du Glandon et Galibier. Bref, à quelques jours de cet évenement, je sens que la forme revient, même si je manque de rythme cette année, et je suis confiant pour réaliser un temps aux alentours de 07h, et inférieure à 07h15.

Barrage de Grand-Maison, à quelques minutes du passage des coureurs:


Ambiance au départ & départ:
Ambiance unique sur cette cyclosportive - 400 coureurs dans le sas des prioritaires, beaucoup de beau monde, beaucoup d'étrangers. La sono à fond, et le speaker qui fait l'ambiance. Bref, c'est vrai que cette cyclo est un grand évênement, et que le niveau est trés relevé. Cette année, la Marmotte fait aussi partie du trophée "label d'or" de la FFC.
07h02, le départ est donné à l'heure. L'organisation est "huilée". Evidemment, cela part toujours aussi vite. Les 15 premiers kilomètres pour atteindre le pied du col du Glandon sont avalés en 23 mn (40 km/h), 1 mn de plus tout de même que l'année dernière. Cela frotte pas mal, et j'attends avec impatience la montée pour prendre un peu d'aise.

Le col du Glandon:
Dés le début du col, les meilleurs se rassemblent en tête, mais les écarts ne se creusent pas rapidement - à priori devant, ils ne doivent pas être à bloc. Les groupes se forment. J'apperçois à 50m Raphael Hilaire, et un peu plus loin Philippe Ronat. A 2 kms du Rivier, je dépasse Raphael qui ne semble pas à l'aise, et un peu plus tard le groupe de Philippe, dans lequel je reconnais beaucoup de monde (Thierry Lalement, Damien Richard, Emmanuel Rias, ..). Bref, je suis trés satisfait de prendre ces roues, et même un peu surpris. Mais enfin, je suis super à l'aise, et même par moment trouve que l'allure est tranquille. A ce moment là, je savoure. Le paysage à partir du barrage est splendide, le vent faible, la température idéale. Le pied! On passe le col en 1h32. Je crois rêver, je suis sur les bases de 2007.

Avant le col du Glandon (notre groupe www.photo-breton.com)


La transition jusqu'à St-Michel de Maurienne:
Descente rapide du Glandon - nous sommes environ 6 à nous échapper du groupe, mais au pied du col, nous attendons sagement le reste du groupe. RV avec le père de David et Geoffrey pour prendre 2 bidons pleins. 5 mn de retard environ déja aprés la descente.

Merci Geoffrey pour cette photo, avant le ravitaillement:

Cette transition est le moment le moins sympa de cette cyclo, sur des portions de route larges, et en légère montée. Evidemment, impossible d'organiser des relais et de faire passer cette section rapidement - les 2/3 de la troupe s'y refusent! Bref, j'essaie moi aussi de m'économiser, même si j'effectue quelques relais. On arrive au pied du télégraphe en 2h37.


Le col du Télégraphe:
Dés le départ, le rythme est élevé. Thierry Lallement fait preuve d'une énorme facilité. Pour ma part, j'ai du mal à faire monter le coeur. Je mets bien 2-3 kms à rentrer dans ce col. Evidemment, je me fais lacher sur le pied, mais garde en point de mire un petit groupe qui s'est constitué avec Philippe Ronat devant. A 4 kms du sommet, j'accélère car je me sens mieux, et je bascule juste derrière le groupe de Philippe, en 03h23 (46mn d'ascension, 16 km/h), pas si mal. La règle d'un effort bien réparti sur la Marmotte donne une estimation à 06h46. Bref, je suis toujours en ligne avec le temps de l'année dernière, avec toutefois 05mn de retard à ce moment là - une bricole! Les jambes sont encore bonnes, mais je sais que l'ascension du Galibier est toujours trés particulière...


Le col du Galibier:
Surprise à la sortie de Valloire, au moment ou je reviens sur Philippe, celui-ci se fait arrêter par les gendarmes, et j'entends au passage "vous avez eu une conduite dangereuse! ...". Jamais vu cela depuis que je fais des cyclosportives!! Enfin, je passe mais me demande à ce moment là comment va gérer cela Philippe...
Je zappe le ravito au dessus de Valloire, et attaque directement le col. Je sais que de l'eau est distribuée à Plan Lachat. Comme d'habitude, les sensations commencent à disparaitre, même si cela passe pas trop mal jusqu'à ce que je prenne de l'eau.

Juste avant Plan Lachat:

Olivier Dulaurent, Patrick Béraud  et Pierre Chevalier passent, juste avant David:
Reste 8 kms, les plus difficiles. Superbes paysages. Les nevets sont nombreux cette année. La rempérature est idéale, mais les jambes me font défaut. Je rattrape quand même quelques concurrents. Certains autres me doublent à une vitesse hallucinante...
A 1 km du sommet, Philippe Ronat me rejoint - je suis scotché dans ce dernier kilomètre qui fait toujours aussi mal! On bascule ensemble sans s'arrêter en 04h47.

Patrick Guéraud au passage du col:

Pour ma part, dans les derniers mètres du col, c'est difficile:


La transition jusqu'à Bourg d'Oisans:
On est tout d'abord ensemble avec Philippe, mais on temporise, jusqu'à se grouper à 4, jusqu'aux abords de la Grave. Cela revient de l'arrière (2-3 coureurs), et nous rattrapons ensuite Serge Giorgalla (leader GT 50 ans) puis encore 2 autres coureurs. Bref, nous formons un bon groupe, avec 2/3 de belges&hollandais. Ceux-ci ne rechignent pas à prendre de bons relais. Les kilomètres défilent (trop vite!), et nous mettrons 2 minutes de moins sur cette transition que l'année dernière (1h02 entre le Galibier et le pied de l'Alpe).


L'Alpe:
Au pied, Philippe me demande le chrono (05h50). Je lui dis alors que la barre des 7h est jouable et lui souhaite bonne chance, car je sais que je suis cramé, je l'ai bien senti dans la descente...
Les 4 kms jusqu'à la Garde sont plutot satisfaisants, mais je n'ai plus d'eau - je m'arrête prendre de l'eau et repart. C'est à partir de là que commence la galère. Je n'y arrive pas, les kilomètres ne passent pas vite. Dur-dur, d'autant que les concurrents me doublent les uns aprés les autres. A ce moment là, je ne pense ni au classement, ni au chrono, mais seulement à l'arrivée. A 1 km du sommet, Nicolas Jandard me double, tout souriant et encore frais. Il m'indique "dommage - encore une fois au dessus des 07h!". Peu importe, je suis bien content d'en terminer. Décidément, cette montée est toujours aussi difficile.
Mais c'est la première fois que je mets 01h14 (avec les arrêts) - preuve que j'ai bien souffert. Au final, je suis satisfait de mon temps, car c'est en ligne avec mon objectif de départ, et c'était inespéré il y a encore 1 mois.

C'est presque terminé!:


Cette année, je vais tacher de faire une belle fin de saison, avec un joli programme fin Aout et Septembre, aprés mes congés. Et prochain RV reportage sur l'Arvan Villard pour suivre la cyclo et prendre des photos.

Publié dans CR Epreuves 2008

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RAYBAUD 12/07/2008 14:42

C'était réellement une belle journée. Moi c'est ma première Marmotte en 6h43. Je suis du Club de Montmeyran, nous étions 3, RIAS, GERFEU et moi-même. Raphael Hilaire à fait un gros travers, mais le lendemain nous nous sommes retrouvé sur une course à Pizançon qu'il remporte. A bientôt sur l'ARVAN VILLARD.

fil 11/07/2008 14:19

Merci Séb pour les nombreux clein d'oeil que tu m'as fait sur ce CR.Comme je l'ai précisé dans mon blog, je te remercie pour le coup de main dans le Glandon et cela m'a vraiment fait plaisir de faire un bout de route avec toi.Ton CR résume exactement m'a journée et je confirme que la Marmotte est vraiment une épreuve à part, tant tout est plus grand que sur les autres.Rien n'est parfait, sauf le plaisir que l'on peut y prendre et moi j'en ai pris beaucoup ce samedi de juillet.A+ sur la préalpes, car le week-end de la Pantani, j'ai l'Auvergnate ma dernière course du GT 2008.

Gilles ESSELIN 10/07/2008 23:31

Encore un beau reportage. Bravo Seb pour ta bellle perf .... Et puis ça montre bien qu'on peut se faire plaisir sur un "petit" DFU et enchainer la semaine suivante avec une belle "grosse" Marmottte. Bonne récupération à toi ....Ce WE j'envisage un petit tour en spectateur sur le REV, histoire d'encourager les braves mais également de sentir  cette aventure ... qui sait si je ne te rejoindrai  pas sur la ligne de départ l'an prochain !!!Gilles

Laurent de Mulhouse 09/07/2008 21:04

Bravo Sébastien, c'est un très bon temps et une C.S. bien gérée. Le Chartreux volant, c'est pour fin août - début septembre ;-)

aiglon 09/07/2008 13:46

Ah, à ce que j'ai compris tu vas te faire "reporter photo voiture assistance" pour la machine Nico F. Je te souhaite bon courage car c'est un métier difficile et très usant, n'est-ce pas Thierry. Moi je trouve que tu as fais une jolie Marmotte avec un entrainement en dent de scie. Comme tu l'as bien remarqué dans ton résumé, tu manque un peu de "résistance."Pour ma part je réponds à ce que tu m'as dis sur le blog de David, c'est vrai que c'est une belle course mais les écarts sont beaucoups trop important et il manque un peu de tactique. j'ai le temps je ferais sa quand je serais vieux. Genre 35/40ans.lolbonne continuation  et peut être à bientôt sur les grimpées?!?!!?